Historique

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La Maison des Jeunes et de la Culture existait avant l'Association. N'ayant cependant pas d'existence juridique, son affiliation à la Fédération Française des MJC date du 3  octobre 1964. La MJC de Lyon-Perrache  est officiellement «née» le 1er avril 1965 à la Préfecture du Rhône.

45 ans d'histoire sociale et culturelle au cœur de son quartier et de sa population en font une des plus anciennes MJC de Lyon.

Les premières racines de la Maison sont ancrées au 32, cours Bayard à Lyon 2° . Là, elles y profiteront et s'imposeront jusqu'au 4 juin 1982. A cette date, la structure déménage à 750m de son premier siège et investit de vieilles pierres au 100 cours Charlemagne. Cette ancienne bâtisse, aux multiples métiers, cède ses entrepôts et autre mûrisserie à bananes pour abriter une "mission" d'Education Populaire.

Quatre décennies d'imprégnation de vie et de culture perrachoise, d'offres de services et de loisirs, d'actions Jeunesse, de projets culturels et de lien social ont fait de la MJC un acteur déterminant du sud de la Presqu'île.

Le grand projet d'aménagement Lyon Confluence marquera à jamais l'histoire de la MJC. En 2003, la SEM Lyon Confluence propose la solution d'un équipement multi-sites dont un transfert du pôle d'activités sur un établissement flottant. L'idée de la "barge" est née...elle en restera là. 

Pendant l’été 2004 et sans réelle contrepartie, la MJC est contrainte de quitter ses murs du fait de son implantation sur les emprises du futur chantier de la place nautique et des ouvrages SNCF. Relogée dans les entrailles du Centre d'Echanges de Lyon Perrache, elle cohabite au 4e étage sur le plateau de l'ELAC, Espace Lyonnais d'Art Contemporain, avec le TDMI et les Arts Appliqués. La MJC occupe également un espace adminstratif sur le mail entre le C.E.L.P. et la Gare, et jouit de deux concessions, pour l'Accueil de loisirs (ex CLSH), au coeur de l'école maternelle Gilibert et, depuis juillet 2007, au sein de l'école primaire Lucy Aubrac. Quelques créneaux horaires, acquis au cours du temps, dans sept autres lieux, salles municipales et gymnases parsemés sur le deuxième arrondissement, tentent de couvrir ses besoins. Ce sont des locaux partagés, éclatés et souvent inadaptés. Un partenariat entamé en 2009 avec la résidence Rinck, Etablissement Hébergeant des Personnes Agées Dépendantes (EHPAD) nous permet de bénéficier d'un espace pour une activité de relaxation.

Sans la mise à disposition le 1er décembre 2005 du "Marché Gare", Scène Découverte dédiée aux Musiques Actuelles, 34 rue Casimir Périer, il ne resterait  de la M.J.C. Perrache Presqu'île que le nom.

Six ans plus tard, indépendamment de l'énergie déployée par l'ensemble des acteurs de cette Maison, le préjudice est manifeste et récurrent; le manque de lisibilité de la MJC; un turn-over des adhérents de 55%, une vie associative altérée, des relations partenariales sensibles et fragiles...

La permanence et le développement des activités de la M.J.C. sur la quartier sont indubitablement des facteurs dissociés de la transformation urbaine et d'une transition sans rupture.

Le projet associatif a pris l'allure d'un plan de "transhumance". De durable concessions sont nées, la "cohabitation", "l'éclatement" des locaux et désormais "l'attente" d'une maison désente. Un nouveau regard s'est imposé et perdure, le "hors les murs".

La renaissance de cette maison, au coeur de son histoire, se heurte à d'innombrables péripéties. Les projets et les échéances d'un équipement socioculturel dans la Confluence, se sont multipliés et jouent encore avec le temps.

In fine, une génération entière d'habitants du 2ième arrondissement de Lyon n'aura connu de la MJC qu'une image altérée, loin des valeurs qu'elle est censée défendre et véhiculer. Comment créer de l'unité et du lien social sans maison ? Comment répondre aux solliciations des acteurs de la vie associative du quartier ? Sans lieu de convergence, de rencontre et d'échange, c'est un défi permanent et inaccessible. De son sacrifice à sa reconstitution, annoncée pour le 1er trimestre 2013, la Maison des Jeunes et de la Culture aura érré neuf ans.

2013 est donc la nouvelle perspective qui puisse donner du sens, à l'investissement des bénévoles associatifs, à la confiance dont nous témoignent les adhérents, au respect que mérite l'ensemble du personnel et à la longue patience des habitants du quartier.

La MJC grave bientôt un demi-siècle d'histoire d'Education Populaire... sur le sol de la confluence et rêve encore que ses utopies d'aujourd'hui soient les réalités de demain.